À proposPartir d’un besoin de communication pour construire un système de lecture, de préparation et de diffusion.
A11Ycode n’est pas né d’une envie de créer un outil de plus. Le projet est né d’un problème récurrent : beaucoup de personnes doivent encore expliquer leurs besoins à répétition, tandis que beaucoup de structures peinent à rendre visibles ce qu’elles savent déjà adapter.
L’histoire du projet est donc celle d’un déplacement progressif : d’abord mieux exprimer les besoins, puis mieux rendre visibles les adaptations, puis relier les deux dans un système simple.
Le chemin de fondExprimer. Publier. Relire.
Créer un code, rendre visibles les adaptations, puis aider les professionnels à relire une information déjà organisée.
1. Le point de départ
Le projet part d’une question simple : comment permettre à une personne d’exprimer ses besoins d’une manière plus confidentielle, plus synthétique et plus réutilisable ?
Le prototype A11Y a d’abord été pensé comme un code personnel composé à partir de catégories de besoins. L’objectif était de fluidifier la communication tout en évitant l’échange de données personnelles et en gardant une logique évolutive.
2. Le glissement décisif
Très vite, une deuxième évidence est apparue : un code personnel n’est utile que s’il rencontre une offre lisible du côté des institutions.
Le projet a donc quitté la simple logique d’expression individuelle pour intégrer un second versant : décrire les adaptations déjà mises en place ou raisonnablement possibles dans une structure.
3. Pourquoi le fichier .a11y est devenu central
Le fichier .a11y n’est pas un détail technique. Il constitue la mémoire stable du système. Il permet de structurer les adaptations, de les relire, de les diffuser et de les faire évoluer avec le temps.
Sans cette base, les adaptations restent souvent dispersées, implicites ou trop dépendantes des personnes présentes dans l’équipe à un moment donné.
4. Pourquoi l’accès usager est devenu important
Il ne suffit pas de documenter les adaptations : il faut aussi permettre aux personnes de les consulter facilement, sur téléphone, via une page web ou un QR code.
Cette accessibilité large est l’une des forces du concept : l’outil peut être consulté sans imposer nécessairement l’installation d’une application.
Le lien avec le label et La Source
Les réflexions autour du label Ici TSA et du partenariat avec La Source renforcent cette logique.
Elles montrent qu’un système de ce type peut servir à rendre une offre plus claire, à valoriser les institutions qui s’engagent et à soutenir une amélioration continue plutôt qu’une simple déclaration d’intention.
Ce qui distingue le projet
A11Ycode ne part ni d’un diagnostic, ni d’une logique purement administrative. Le projet part des besoins, des adaptations et de l’usage réel.
C’est cette orientation qui permet d’éviter un outil trop théorique : on commence par le concret, puis on construit progressivement une architecture plus large.
La direction actuelle
Aujourd’hui, le projet s’organise autour de deux grands espaces : un espace usager, pour créer un code et utiliser les fichiers, et un espace professionnel, pour créer, publier et relire.
Cette structure reprend le chemin réel du projet : partir de la personne, puis construire le lien avec les institutions et les professionnels.
Pourquoi le nom A11Ycode ?
a11y est une forme courte du mot anglais accessibility. Le principe est simple : on garde la première lettre, a, puis on remplace les lettres du milieu par leur nombre, puis on garde la dernière lettre, y. Comme il y a 11 lettres entre le a et le y, cela donne a11y.
Même si cela s’écrit A11Y, on le prononce généralement « ally ».
Dans le domaine du numérique, ce raccourci est déjà souvent utilisé pour parler d’accessibilité numérique. Le nom A11Ycode exprime donc une idée simple : placer l’accessibilité au cœur du code et de la conception. Cette intention est centrale dans le projet, parce qu’il ne s’agit pas seulement de produire un outil, mais de rendre l’accessibilité visible, durable et réellement utilisable. Le nom peut aussi évoquer l’idée d’un allié de l’accessibilité.